En bref
- 550 est un refus permanent : renvoyer le même message tel quel ne sert à rien.
- 5.7.1 signifie « refus pour raison de sécurité ou de politique ». Les sept causes ci-dessous portent toutes ce code.
- Lisez la phrase après le code, et le nom du serveur qui refuse. Chez Google, tous les refus contiennent « gsmtp ».
- Chez Gmail, la plupart des 5.7.1 se règlent côté expéditeur (réputation, contenu, authentification). Chez Microsoft, beaucoup se règlent côté destinataire.
Lire le message de refus
Un message de refus a trois parties : le code SMTP à trois chiffres (550), le code étendu à trois nombres (5.7.1) et un texte en anglais. Le premier chiffre dit si l'erreur est temporaire (4) ou permanente (5). Le texte est la seule partie qui distingue les causes entre elles.
Repérez aussi qui refuse. Google signale ses refus par « gsmtp » dans le texte. Pour Microsoft, le nom du serveur contient « protection.outlook.com ». Si le refus vient d'un serveur d'entreprise, le message n'a pas de signature de ce genre : c'est le texte qui compte.
Les causes, et comment les distinguer
Chez Gmail : message jugé non sollicité
Comment le reconnaître : Le texte dit “This message is likely unsolicited email.” Un lien vers une page d'explication de Google est joint au refus.
Que faire :
- Ouvrez le lien du refus et relisez les règles pour les expéditeurs de Gmail.
- Vérifiez le taux de spam dans Google Postmaster Tools : Google demande de rester sous 0,30 % et recommande de viser moins de 0,10 %.
- Réduisez le volume par boîte et par jour, nettoyez la liste (adresses inexistantes, contacts non engagés) et retirez le contenu typique du spam : objet trompeur, liens raccourcis, pièces jointes inutiles.
Chez Gmail : réputation de l'IP ou du domaine trop basse
Comment le reconnaître : Le texte dit “This message is likely suspicious due to the very low reputation of the sending IP address.” La même phrase existe pour le domaine d'envoi.
Que faire :
- Identifiez si l'IP est partagée : sur une offre mutualisée, la mauvaise réputation peut venir des autres clients et pas de vous.
- Si l'IP est à vous, ou si le domaine est neuf, remontez le volume progressivement plutôt que d'envoyer plusieurs centaines de messages le premier jour.
- Surveillez la réputation du domaine et de l'IP dans Postmaster Tools avant de reprendre un envoi à plein volume.
Chez Gmail : envoi direct depuis une IP non autorisée
Comment le reconnaître : Le texte dit “The IP you're using to send email is not authorized to send email directly to our servers.”
Que faire :
- N'envoyez pas directement depuis un serveur ou un poste personnel : passez par le relais SMTP de votre hébergeur de messagerie ou de votre outil d'envoi.
- Contrôlez que l'IP d'envoi a un reverse DNS (PTR) correct, avec la commande de la section suivante.
Chez Gmail : en-têtes du message non conformes
Comment le reconnaître : Le texte parle d'un en-tête Message-ID manquant (“Messages missing a valid Message-ID: header are not accepted”), d'un From absent ou en double, d'en-têtes dupliqués ou mal formés.
Que faire :
- Corrigez l'en-tête mentionné pour respecter la norme RFC 5322. Un Message-ID valide et un seul From suffisent dans la plupart des cas.
- Si l'envoi vient d'un script ou d'un développement maison, testez le message brut avant l'envoi plutôt qu'après le refus.
Chez Gmail : limite de relais ou de débit atteinte
Comment le reconnaître : Le texte dit “Daily SMTP relay sending limit exceeded for this customer” ou “This email has been rate limited.”
Que faire :
- Attendez la réinitialisation de la limite quotidienne ou contactez l'administrateur du compte Google Workspace.
- Répartissez l'envoi sur plusieurs jours et plusieurs boîtes au lieu de tout envoyer depuis une seule.
Chez Microsoft : IP sur la liste de blocage
Comment le reconnaître : Le texte contient “Service unavailable; Client host [adresse IP] blocked using Blocklist 1; To request removal from this list please forward this message to [email protected].”
Que faire :
- Transférez le message de refus complet à [email protected], comme l'indique le message.
- Vous pouvez aussi passer par le portail de retrait de la liste de blocage de Microsoft, décrit dans la documentation Microsoft liée en bas de page.
- Ce n'est pas une punition pour un message précis : c'est l'adresse IP qui est bloquée. Si elle est partagée avec d'autres clients, prévenez votre hébergeur.
Chez Microsoft : expéditeur non autorisé, relais ou authentification
Comment le reconnaître : Les textes “Delivery not authorized”, “Unable to relay” ou “Client was not authenticated” accompagnent aussi un 5.7.1. Le premier arrive souvent quand on écrit à un groupe de diffusion limité à ses membres, ou quand une règle de transport du destinataire rejette le message.
Que faire :
- “Delivery not authorized” : vous ne pouvez rien corriger seul. Contactez le destinataire par un autre canal pour qu'il demande à son administrateur d'accepter vos messages.
- “Unable to relay” ou “Client was not authenticated” : le serveur qui reçoit exige une authentification ou n'accepte pas le domaine visé. Vérifiez l'enregistrement MX du domaine destinataire et les identifiants SMTP utilisés pour envoyer.
Vérifier côté DNS
Quatre commandes suffisent à écarter les causes qui dépendent de votre configuration DNS. Elles se lancent depuis un terminal (Linux, macOS, ou Windows avec WSL).
Lire le SPF du domaine expéditeur
dig +short TXT votredomaine.fr
Résultat attendu : Une seule ligne qui commence par v=spf1. Aucune ligne : pas de SPF. Deux lignes v=spf1 : le SPF est invalide et échoue systématiquement.
Lire le DMARC
dig +short TXT _dmarc.votredomaine.fr
Résultat attendu : Une ligne qui commence par v=DMARC1 et contient une politique p=none, quarantine ou reject.
Lire le reverse DNS (PTR) de l'adresse IP d'envoi
dig +short -x 203.0.113.10
Résultat attendu : Un nom d'hôte. Aucune réponse : pas de PTR. L'IP 203.0.113.10 est un exemple, remplacez-la par celle qui figure dans l'en-tête Received de votre message.
Lire la clé DKIM (remplacez le sélecteur par celui de votre hébergeur)
dig +short TXT selecteur._domainkey.votredomaine.fr
Résultat attendu : Une clé publique (p=...). Certains hébergeurs publient un CNAME au lieu d'un TXT : dans ce cas dig affiche la cible du CNAME puis la clé.
Contrôler tout le domaine d'un coup
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Tester mon domaine maintenantÀ ne pas faire
- Renvoyer en boucle le même message : un 550 est définitif, et chaque nouvel essai alourdit votre réputation.
- Changer de domaine d'envoi à chaque refus. La réputation suit l'IP, le domaine et le contenu : si l'un des trois reste mauvais, le problème suit.
- Interpréter un code S-numéroté d'Outlook.com (de type S3150) à partir de forums. Microsoft ne publie pas de légende de ces codes ; passez par son portail de support expéditeur.
Questions fréquentes
Que veut dire 550 5.7.1 en une phrase ?
Le serveur du destinataire a refusé définitivement votre message pour une raison de politique de sécurité : réputation, contenu jugé indésirable, IP non autorisée ou règle propre au destinataire. Le texte qui suit le code précise laquelle.
Faut-il renvoyer le message après un 550 5.7.1 ?
Pas tel quel. Un code 5xx est permanent. Corrigez d'abord la cause indiquée dans le texte du refus, puis renvoyez un nouveau message.
Un 550 5.7.1 veut-il dire que je suis sur liste noire ?
Pas toujours. Chez Microsoft, un texte « blocked using Blocklist 1 » désigne bien une liste de blocage de l'adresse IP. Chez Gmail, la plupart des 5.7.1 concernent le contenu, la réputation ou les en-têtes, pas une liste noire publique.
Quelle différence avec 550 5.7.26 ?
5.7.26 est réservé aux échecs d'authentification (SPF, DKIM, DMARC). 5.7.1 couvre tout le reste de la politique du destinataire. Si votre message contient « authenticate » ou « SPF », lisez la page sur le 5.7.26.
Sources officielles
- Google : erreurs SMTP de Gmail et leurs correctifs
- Google : règles pour les expéditeurs vers Gmail
- Microsoft : rapports de non-remise et erreurs SMTP d’Exchange Online
- Microsoft : portail de retrait de la liste des expéditeurs bloqués
- Microsoft : corriger l’erreur 550 5.7.1 dans Exchange Online
Messages et correctifs relevés dans la documentation officielle le 21 octobre 2026. Les fournisseurs changent parfois leurs textes : en cas d'écart, la page officielle prime.
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