En bref
- Un code qui commence par 4 est temporaire, un code qui commence par 5 est définitif.
- La RFC 5321 recommande au moins 30 minutes entre deux essais, et de ne renoncer qu'après 4 à 5 jours.
- Chez Gmail, 421 4.7.28 signale un débit inhabituel : arrêtez l'envoi au moins 10 minutes, puis ralentissez.
- Si les reports reviennent à chaque campagne, ce n'est plus un incident : c'est un volume ou une réputation à corriger.
Report ou limitation : lire le texte
Votre serveur d'envoi réessaie lui-même, tant que le refus est temporaire. Vous ne verrez un échec qu'à l'expiration du délai (souvent plusieurs jours), sous la forme d'un message de non-remise. La RFC 5321 donne la règle : un intervalle d'au moins 30 minutes entre deux essais, et un délai d'abandon d'au moins 4 à 5 jours.
Les journaux de votre outil d'envoi montrent les reports bien avant l'échec final. C'est là qu'il faut lire le texte, car il dit si l'attente suffira (encombrement) ou s'il faut changer de pratique (réputation, volume, DNS).
Les causes, et comment les distinguer
Chez Gmail : débit inhabituel (421 4.7.28)
Comment le reconnaître : Le texte dit “Gmail has detected an unusual rate of email.” Gmail précise de quoi il s'agit : l'IP, le bloc d'IP, le domaine DKIM, le domaine SPF, le domaine des liens ou le quota de Message-ID.
Que faire :
- Arrêtez l'envoi vers Gmail pendant au moins 10 minutes, puis reprenez à un débit plus faible.
- Respectez les règles pour les expéditeurs de Gmail (authentification, désinscription en un clic au-delà de 5 000 messages par jour).
- Si le refus revient, considérez-le comme un blocage et non plus comme une limitation : diminuez durablement le volume par boîte.
Chez Gmail : réputation de l'IP ou contenu douteux (421 4.7.0)
Comment le reconnaître : Le texte dit “This message is suspicious due to the very low reputation of the sending IP address” (limitation temporaire) ou “due to the nature of the content or the links within” (contenu bloqué).
Que faire :
- Pour la réputation : améliorez-la en envoyant moins, à des destinataires engagés, puis réessayez plus tard.
- Pour le contenu : relisez le message et ses liens (liens raccourcis, domaines récents, pièces jointes inutiles).
Reverse DNS absent ou SPF suspect (421 4.7.0, 451 4.7.23 et 4.7.24)
Comment le reconnaître : Le texte dit que l'adresse IP d'envoi n'a pas d'enregistrement PTR, ou que le SPF contient des entrées suspectes.
Que faire :
- Faites créer un PTR qui correspond à l'IP d'envoi par le propriétaire de l'IP (hébergeur ou fournisseur d'accès), puis contrôlez avec dig -x.
- Simplifiez le SPF : retirez les includes qui ne servent plus.
Vérification DMARC impossible faute de DNS (451 4.7.26)
Comment le reconnaître : Le texte dit que Google n'a pas pu vérifier le DMARC à cause d'échecs DNS temporaires.
Que faire :
- Réessayez plus tard. Si votre mail est légitime et que le refus persiste, vérifiez que les serveurs DNS de votre domaine répondent bien, et contactez l'administrateur du domaine.
TLS obligatoire, IP absente de la liste autorisée
Comment le reconnaître : Le texte dit “TLS required for RCPT domain” ou “IP not in whitelist for RCPT domain”. Cela vient d'un réglage du domaine du destinataire.
Que faire :
- Activez le chiffrement TLS dans la configuration SMTP de votre outil d'envoi.
- Si l'IP doit figurer sur une liste d'autorisation, c'est à l'administrateur du destinataire de l'y ajouter.
Chez Yahoo : message différé pour réputation ou plaintes
Comment le reconnaître : Yahoo regroupe ses reports sous des codes qui commencent par « TS » dans le texte. Les causes citées : plaintes de destinataires, contenu ayant des caractères de spam, mauvaise réputation d'IP, trafic inhabituel.
Que faire :
- Relisez le contenu et la liste, vérifiez les plaintes, ralentissez.
- Si l'erreur dure longtemps, Yahoo demande d'ouvrir une demande de support expéditeur en joignant le code d'erreur et les codes de diagnostic tirés de vos journaux.
- Si le message dit que le domaine de l'adresse n'est pas résoluble, créez les enregistrements A ou MX et SOA du domaine.
Chez Microsoft : restriction temporaire (4.7.500 à 4.7.699)
Comment le reconnaître : Le texte dit “Access denied, please try again later.” Microsoft a repéré une activité suspecte et limite temporairement l'envoi pour l'évaluer.
Que faire :
- Si l'activité est légitime, la restriction est levée après un court délai selon Microsoft. Ne forcez pas en renvoyant en rafale.
- Si le message contient 4.5.3 (“Too many recipients”), le message dépasse 200 destinataires d'enveloppe pour le même domaine : découpez-le en lots plus petits.
Vérifier côté DNS
Les reports se lisent d'abord dans les journaux de votre outil d'envoi. Côté DNS, deux contrôles couvrent les causes techniques.
Lire le reverse DNS (PTR) de l'adresse IP d'envoi
dig +short -x 203.0.113.10
Résultat attendu : Un nom d'hôte. Aucune réponse : pas de PTR. L'IP 203.0.113.10 est un exemple, remplacez-la par celle qui figure dans l'en-tête Received de votre message.
Lire le SPF du domaine expéditeur
dig +short TXT votredomaine.fr
Résultat attendu : Une seule ligne qui commence par v=spf1. Aucune ligne : pas de SPF. Deux lignes v=spf1 : le SPF est invalide et échoue systématiquement.
Contrôler tout le domaine d'un coup
Le diagnostic gratuit lit votre SPF et votre DMARC et cherche une signature DKIM, sans compte. C'est le plus rapide pour savoir si l'authentification est en cause.
Tester mon domaine maintenantÀ ne pas faire
- Relancer manuellement dans la minute : vous aggravez la limitation que vous cherchez à lever.
- Contourner le débit en multipliant les boîtes sur le même domaine ou la même IP : les compteurs de Gmail couvrent l'IP, le bloc d'IP et les domaines.
- Couper les réessais automatiques de votre serveur d'envoi : c'est lui qui absorbe les refus temporaires.
Questions fréquentes
Quelle différence entre 421 et 451 ?
Les deux sont temporaires. Dans la RFC 5321, 421 indique que le serveur ferme le canal de transmission (arrêt ou indisponibilité), tandis que 451 signale une action interrompue pour une erreur locale de traitement. En pratique, Gmail, Yahoo et Microsoft emploient les deux pour des limitations et des reports.
Au bout de combien de temps réessayer ?
La RFC 5321 indique un intervalle d'au moins 30 minutes entre deux essais et un abandon après 4 à 5 jours au minimum. Pour un 421 4.7.28 de Gmail, attendez au moins 10 minutes avant de reprendre à débit réduit.
Un 421 ou un 451 est-il grave ?
Isolé, non : il traduit souvent un encombrement. Répété à chaque campagne, il prévient d'une limitation de débit ou d'un problème de réputation qui se transformera en refus définitifs si rien ne change.
Qu'est-ce que le greylisting ?
C'est une technique de certains serveurs qui refusent temporairement le premier essai d'un expéditeur inconnu et acceptent le suivant. Elle ne se détecte que par un 4xx suivi d'un succès au réessai ; aucune action n'est nécessaire si votre serveur réessaie.
Sources officielles
- Google : erreurs SMTP de Gmail et leurs correctifs
- Google : règles pour les expéditeurs vers Gmail
- Yahoo : codes d’erreur pour les expéditeurs
- Microsoft : rapports de non-remise et erreurs SMTP d’Exchange Online
- RFC 5321 : Simple Mail Transfer Protocol
Messages et correctifs relevés dans la documentation officielle le 21 octobre 2026. Les fournisseurs changent parfois leurs textes : en cas d'écart, la page officielle prime.
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